samedi 9 mars 2013

Le maquis des Ardents au bac de Montmeyre


Vous pouvez consulter le site:
www.les-ardents.com















Les Ardents constituèrent un mouvement national de Résistance. 



Ils furent créés, à Clermont-Ferrand, en 1940 par Roger Lazard alias Général François...



...sous le haut patronage du Général Gabriel Cochet, qui lança le 6 septembre 1940 le premier appel à la Résistance métropolitaine. 








Durant l'automne 1940, son fondateur rédigea un aide mémoire qui jetait les bases de l'action clandestine insurrectionnelle du mouvement, dans un style idéaliste sous le titre de : "Délivrance par l'insurrection". Ce document dactylographié clandestinement fut publié l'année suivante à destination des cadres. Il fut également envoyé aux 80 parlementaires qui avaient refusé, le 10 juillet 1940, de voter les pleins pouvoirs à Pétain.

Tout naturellement, Roger Lazard devint le chef national des Ardents qui adoptèrent comme symbole le bûcher de Jeanne d'Arc, un "T" renversé qui stigmatisait la résistance à l'oppression. De groupe régional, les Ardents ne tardèrent pas à essaimer sur tout le territoire national plusieurs formations.


Pour l'Auvergne, le chef régional fut Me Charles Rauzier dont le cabinet abrita l'Etat-major régional. Dans la clandestinité, il fut connu sous le pseudonyme de Commandant Tranchet.



Charles Rauzier fut efficacement secondé au plan départemental par Jean-Baptiste Michel alias  Lamaire qu'il nomma Chef départemental en 1941.








Les Ardents n'avaient aucune obédience politique, ni confessionnelle et étaient issus de tous les milieux. Ils accomplirent diverses actions. Dans tous les domaines, les Ardents organisèrent des équipes de choc aussi bien pour le renseignement que pour la réalisation de faux-papiers, le sabotage, l'hébergement de personnes recherchées... Ils furent actifs dans l'administration, la police, la gendarmerie, l'armée, les tramways, l'université, les postes, les chemins de fer, les pompiers, la justice, les travaux publics.
Alfred Klein (Lécole), Jean Weber (Bataille), Georges Lagarde (Cambronne), Marc Bailly (Chaussure), Pierre Bellut (Contact), Raoul Bedos (Blatin), Abel Enjalbert (Fiat), Jean Rénié (Max), Fernand Rossat (Edouard), Paul Bach (Jean d'Ylgues), Marcel Delorme (Lulu), Auguste Citerne (Rhône), Marcel Courvoisier (Sugère), Jean Barbat (Franck), firent partie, entre autres, de ces chefs de groupe qui formèrent des équipes qui s'illustrèrent sans relâche jusqu'à la libération.
Le groupe d'Auvergne déplore une quarantaine de martyrs, morts pour la France. 





Le maquis des Ardents aux Bacs de Montmeyre, 
commune de Ceyssat.

Ce maquis fut prévu, dans un premier temps, pour servir de lieu de repli mais également à l'instruction militaire des membres du Corps-franc. Cependant avec l'instauration du Service du Travail Obligatoire (S.T.O.) en février 1943, les évènements se précipitèrent et le maquis ne tarda pas à devenir un refuge pour les réfractaires dont un certain nombre entra dans la résistance active.
Ce fut donc, en février 1943, en ces lieux, que le groupe acheta une coupe de bois, grâce à la participation de tous, en particulier celle d'Henri Chanier (La Baraque) pour masquer sa véritable activité. Le responsable de la coupe fut René Banny (Cabat). La vie s'organisait. Des chemins furent ouverts, des baraques furent construites pouvant loger une quarantaine d'hommes qui furent aidés par la population environnante.


Après plusieurs incidents, le 2 septembre 1943 devait marquer la fin de ce maquis. Les nazis qui avaient découvert le rôle exercé par ces "bûcherons" investirent le camp. Sans aucune sommation, ils ouvrirent le feu sur des hommes désarmés à l'heure du déjeuner.


Ce fut la première attaque ennemie contre un maquis en Auvergne. Si quelques-uns purent se sauver, trois d'entre eux tombèrent sous les balles au moment de l'assaut: André Rouhet (Marcel), Robert Villoing (Le Parisien) et Antoine Wolfer (Bob). Ils étaient tous âgés d'une vingtaine d'années. 



Le feu fut mis aux cantonnement. Il y eut des blessés et des prisonniers. Certains furent déportés au cours de l'opération: René Banny, Michel Meynial, Michel Ackermann, Marius Bellot, Louis Besnier et Maurice Atmani. Ces deux derniers survécurent aux camps de la mort.






Quant aux Ardents, ils continuèrent leur lutte sous d'autres formes jusqu'à la Libération: fin 1943, ils incorporèrent les Mouvements Unis de la Résistance (M.U.R.) et intégrèrent les Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.) pour participer à des opérations d'envergure notamment les combats du Mont-Mouchet et de la Truyère en juin 1944.





"PASSANTS, ayez une pensée pour celles et ceux qui nous permettent de vivre librement dans une Europe en paix."



Eté 1943: Maquisards, résistants, réfractaires, unis pour une même cause et dans l'espérance de jours meilleurs.





Devant l'une des cabanes, quelques membres du corps-franc et du maquis rassemblés autour du drapeau et du symbole des Ardents.










Octobre 1948: Un monument fut érigé à la gloire des ardents d'Auvergne au Col de Ceyssat.














4 commentaires:

  1. Bonjour,
    Je recherche des documents sur l'évasion du Gl De Lattre, de la maison d'arrèt de Riom,
    Un Ardent, Jean-Baptiste MICHEL y a participé,

    Une polémique existe sur la façon avec laquelle De Lattre se serait "évadé",

    Merci pour votre réponse,

    Cordialement.

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    1. Jean-Baptiste Michel est né le 30.10.1906 à REIMS dans la Marne , département 51. Il était en mouvement de rattachement "M.U.R" du 01.03.1943 au 28.08.1944.IL a obtenu la médaille de la Résistance par décret du 16/11/1945 (Côte du dossier : 1O44170)
      Famille résistance
      Forces françaises de l’intérieur (FFI)
      Pseudonyme Lamaire Serbie
      Vous pouvez demander une copie de son dossier au Service Historique de la Défense, Vincennes
      Cote- GR 16 P 417129
      Bonne réception

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    2. Re -bonjour,
      J'oubliais , pour répondre à votre question , vous pouvez demander la copie Cote
      GR/1/K/841/256
      (Dossier 1) la Longue nuit du général, la nuit où Jean de Lattre faussa compagnie à ses gardiens, événements survenus à la maison d'arrêt de Riom, 2-3 septembre 1943, par Robert Fourgous, 123 p. (1989) ; (d.2) la Longue nuit du général, ou relations des événements qui se sont déroulés à la maison d'arrêt de Riom dans la nuit du 2 au 3 septembre 1943, par Robert Fourgous (tapuscrit), 80 p. ; (d.3) Éléments pour comprendre une polémique, l'évasion du général de Lattre de Tassigny de la prison de Riom (1981-1990) ; (d.4) correspondance polémique sur l'évasion du général de Lattre de la prison de Riom (1987-1989) ; (d.5) Mémoires du colonel Jacques Borie, aide de camp du général de Lattre de 1944 à 1952 (copie, manquent quelques pages) ; (d.6) dossier de presse du 100e anniversaire de la naissance du maréchal de Lattre de Tassigny (1988, 2 exemplaires)
      Dates
      1981-1990
      Il y a 6 documents dedans.
      Bonne soirée.
      Cordialement, en espérant que vous tomberez sur mon message

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  2. Bonjour. Mon blog n'est qu'un blog de randonnée. Lors de cette petite aventure hivernale j'ai croisé cette plaque commémorative au bac de Montmeyre et par curiosité me suis renseigné sur internet sur le maquis des Ardents, sur le site de cette association.
    Suite à votre question, j'ai cherché ce matin quelques éléments. A toute fin utile, peut être que ce site:
    https://auteurdubourbonnais.monsite-orange.fr/page-5c1f4fedbeecf.html
    permettra de vous apporter quelques réponses.
    Cordialement.
    JP. Robinet

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